Ça y est, c’est fait, je viens de finir Red Dead Redemption (enfin les missions principales du moins. Et oui, j’ai joué comme un porc). Qu’on se le dise, ce jeu est une tuerie. Encore une fois chez Rockstar Games (GTA, Midnight Club, Max Payne, c’est eux) ils prouvent qu’ils savent y faire en matière de jeux vidéo qui suintent la classe.
Red Dead Redemption est un GTAlike version Far West qui plonge le joueur dans la peau de John Marston, un ancien bad boy venu faire bouffer de la poussière aux vilains amerloques et mexicanos. Au programme, un terrain de jeu immense (mais vraiment), des graphismes à vous faire saigner les yeux tellement c’est beau, un gameplay riche et varié, une durée de vie qui tient la route et un univers comme Rockstar aime nous en servir, à base de putes, d’alcool et de castagne. Si le jeu renferme pas mal de bugs, parfois très irritants, il n’en reste pas moins ultra jouissif jusqu’à ne plus pouvoir en décoller ses mains de la manette. Les gunfights sont plus chiadés que ceux de GTA4 et l’ambiance est énorme. Difficile de décrire à quel point c’est plaisant de se balader dans le désert, en foret ou dans les montagnes enneigés et de se laisser surprendre par une horde de mercenaires ou par une vilaine bête. C’est de loin le travail sur l’ambiance qui est le plus bluffant. Entre les graphismes très propres qui poussent la console jusqu’à ses (presque ?) derniers retranchements à coup de chutes de framerate et les personnages ou animaux qui viennent se mettre sur notre chemin, c’est un réel plaisir d’avancer dans le jeu sans jamais savoir ce qui va se dérouler durant nos chevauchées. D’ailleurs, le travail sur les multiples races de chevaux qui jalonnent les plaines en attendant d’être domptées est lui aussi remarquable. A côté des chewal, les ours, les loups, les biches, les serpents, les rennes, les lapins, les vautours, les vaches, les wapitis, les sangliers, les lynx, les bisons et bien d’autres animaux composent la faune riche et variée de Red Dead Redemption et laissent place à des parties de chasse sanglantes. Toutefois, il est possible de dire non à la violence contre les zanimaux et et d’être peace and love en allant cueillir des fleurs histoire d’améliorer ses talents de botaniste en herbe.
Red Dead Redemption a ses défauts, comme l’impossibilité de nager, les bugs, le gameplay parfois trop rigide ou les petits oublis dans le multi comme les parties de poker ou de blackjack pourtant présentes en solo, mais il reste une véritable claque qu’on se prend à chaque balade en cheval. Un héros charismatique, une trame principale qui tient en haleine, un univers impitoyable et un travail exemplaire sur l’ambiance font de Red Dead Redemption le titre qu’on se doit de posséder dans sa vidéoludothèque.



